La dépêche qui fit bondir la Bourse

Une fausse dépêche annonce la mort de Napoléon. Les cours montent, des positions sont vendues et le procès rassemble itinéraire, déguisements, récits contestés et chiffres. Établissez ce que les pièces permettent — et où elles cessent de trancher.

5 synthèses · 10 pièces · 42–58 min (estimation, non mesurée)

Difficulté avancée · relier le trajet, la préparation et le marché sans effacer les contradictions

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La dépêche d'une victoire définitive

Le 21 février 1814, à Douvres, une lettre signée « R. Du Bourg » présente son signataire comme lieutenant-colonel et aide de camp de Lord Cathcart. Elle annonce une nouvelle extraordinaire : les Alliés auraient remporté une victoire définitive, Napoléon aurait été tué et une paix immédiate serait certaine. À Londres, un tel bouleversement pouvait faire monter les fonds publics négociés à la Bourse. Le texte, lu ensuite au procès, porte les affirmations de la fausse dépêche, non le récit d'événements établis. Les témoignages de Douvres permettent seulement d'examiner comment le porteur s'est présenté.

mon inquiétude ne me permet pas, pour votre satisfaction, d’en dire davantage que ceci : les Alliés ont remporté une victoire définitive ; Bonaparte a été rattrapé par un détachement de cosaques de Sachen, qui l’ont aussitôt tué et se sont partagé son corps ; le général Platoff a empêché que Paris ne soit réduit en cendres ; les souverains alliés s’y trouvent, la cocarde blanche est partout et une paix immédiate est certaine.

Une lettre produite au procès annonce faussement la mort de Napoléon, une victoire alliée et une paix immédiate.

William Brodie Gurney, procès de 1814, p. 92, T03; traduction Clipped de l'anglais vérifié sur scan.